24 Mars 2025
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Market Weekly - La BNS baisse ses taux directeurs

Neven Barada Par Neven Barada
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Les uns baissent leurs taux directeurs, les autres restent sur pause

La Banque nationale suisse (BNS) a baissé ses taux directeurs pour la seconde fois cette année de 25 points de base (0,25%), nous nous retrouvons désormais avec des taux directeurs à 0,25%. C’est la cinquième baisse dans ce cycle depuis les hauts de 1,75% (mars 2024). C’est le niveau le plus bas depuis septembre 2022. La BNS souhaite ainsi décourager les investisseurs à acheter du franc suisse pour ceux qui rechercheraient une valeur refuge dans cet environnement macroéconomique et géopolitique très incertain.

Ce sont les taux directeurs les plus bas parmi les dix devises les plus traitées sur les marchés des changes. Une dernière baisse de taux en 2025, sauf accident majeur, devient moins probable après les commentaires de Martin Schlegel lors de la conférence de presse. L’inflation en Suisse est sous contrôle, nous sommes largement en dessous des 2%, barrière haute de la fourchette souhaitée par la BNS (inflation entre 0% et 2%).

Pour 2025, la BNS s’attend à une croissance de 1% à 1,5% et une inflation de 0,4%, c’est légèrement plus élevé que lors de la dernière décision de la BNS (0,3%).

Une dernière baisse de taux en 2025, sauf accident majeur, devient moins probable.

Responsable Team Advisory, BCVS
La Fed reste prudente

De son côté, la Réserve fédérale américaine (Fed) reste sur pause pour la deuxième fois cette année. Les politiques de Donald Trump augmentent les incertitudes et la Fed préfère la prudence. Les banquiers centraux des Etats-Unis demeurent perplexes face aux décisions de l’administration Trump et peinent à décider si l’effet net des différentes politiques sera positif ou négatif sur le moyen terme. Ils sont dans le flou, comme tout le monde.

Aujourd’hui, la confiance est en berne parmi les consommateurs et les entreprises. Ceci peut ralentir la croissance économique ces prochains mois, le consommateur décidant de diminuer ses dépenses superflues et les entreprises remettant à plus tard leurs investissements et leurs activités de fusion et acquisition.

De son côté, Donald Trump réclame une baisse des taux directeurs. Ceci laisse à penser qu’il va continuer sa guerre tarifaire et pourra toujours blâmer Joe Biden ou la Fed si l’économie des Etats-Unis finit en récession. A ce stade, cela reste malgré tout peu probable. Les effets négatifs de la guerre tarifaire (prix plus élevés) et de la lutte contre l’immigration (moins de main-d’œuvre et de consommateurs) pourraient être plus que compensés par une baisse des impôts supplémentaire pour les entreprises qui produisent aux États-Unis et par la déréglementation de l’économie.